
Le 14 avril 2026, l’organisation Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) a pris une part active à la réunion nationale d’information sur le Protocole de Nagoya, tenue à la salle Unipod (UL). Organisée par le Ministère de l’Environnement, cette rencontre stratégique visait à mobiliser les acteurs clés autour de l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages (APA).
En tant qu'acteur majeur de la société civile, JVE a contribué aux discussions cruciales sur l’élaboration du premier rapport national du Togo. Fidèle à sa mission de justice environnementale, l'organisation a souligné l'urgence de combler le vide juridique actuel par l'adoption d'une loi nationale sur l'APA. Pour JVE, ce cadre est essentiel pour protéger notre biodiversité contre l'exploitation abusive tout en garantissant que les retombées économiques profitent réellement aux communautés locales et à la recherche scientifique nationale.

Le Togo cherche à mieux valoriser ses ressources génétiques tout en luttant contre leur exploitation abusive. Signataire du Protocole de Nagoya depuis 2011 et l’ayant ratifié en 2016, le Togo montre sa volonté de s’y conformer. Toutefois, l’absence d’un dispositif national opérationnel freine la valorisation des ressources et les collaborations scientifiques.
Lors de la rencontre, les participants ont discuté des obligations du Protocole et des défis liés à son application face aux avancées des biotechnologies. L’importance d’une expertise juridique en propriété intellectuelle a été soulignée, ainsi que les enjeux liés aux données de séquençage numérique et au partage équitable des avantages.
Ils ont également insisté sur l’urgence d’adopter une loi nationale sur l’APA pour combler le vide juridique et mieux valoriser la biodiversité.

Le lieutenant-colonel KPIDIBA Kounkatonébéha, point focal du Protocole de Nagoya sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages, a rappelé que ledit protocole, issu de la Convention sur la diversité biologique adoptée en 1992 à Rio, impose un partage équitable des bénéfices liés aux ressources génétiques. Il a expliqué que ces ressources, essentielles dans plusieurs secteurs (pharmaceutique, alimentaire, cosmétique), concernent tous les organismes vivants.
Enfin, la mise en place d’un cadre national APA est perçue comme une opportunité stratégique pour protéger les ressources, valoriser les connaissances traditionnelles et générer des retombées économiques durables."





