
Lomé, le 30 avril 2026 – Dans un contexte de mutation profonde des politiques agricoles sur le continent, l’organisation Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) marque sa présence à un rendez-vous stratégique : l’Atelier National des Acteurs Non-Étatiques (ANE) pour la mise en œuvre du PDDAA et du ProMAT.
Du 28 au 30 avril 2024, Lomé a vibré au rythme des échanges de haut niveau entre experts, décideurs et représentants de la société civile. Organisé par CARE International et la GIZ, en étroite collaboration avec les autorités nationales, cet atelier n'est pas une simple rencontre technique : c'est le point de départ d'une nouvelle ère pour l'agriculture togolaise.
La participation à cet atelier a été rigoureusement sélectionnée. Seul un nombre limité d’acteurs non-étatiques a été convié, témoignant de l'importance cruciale des discussions. Pour JVE, cette invitation souligne non seulement la reconnaissance de son expertise, mais aussi l’urgence de positionner les enjeux de durabilité au centre de l'agenda agricole national.
Pour comprendre l'importance de cet événement, il faut se pencher sur le PDDAA (Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique). Lancé par l’Union Africaine en 2003 à Maputo et renforcé à Malabo en 2014, ce cadre entre désormais dans une phase décisive : la phase Kampala (2026–2035).
Le PDDAA est bien plus qu'un document stratégique ; il est le moteur qui :
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Structure les priorités agricoles de chaque pays ;
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Oriente les flux d'investissements publics et privés ;
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Installe des mécanismes rigoureux de suivi et de redevabilité.
En somme, c'est au sein de ce cadre que se dessine l'avenir de nos assiettes et de nos économies.

Pourquoi la présence de la société civile est-elle indispensable ? Sans l’implication des ANE, les politiques risquent de se déconnecter des réalités du terrain. Leur mission est triple : porter la voix des communautés à la base, influencer les politiques publiques pour plus d'équité, et veiller à ce que les engagements pris soient respectés.
Pour JVE, ce processus est en parfaite synergie avec ses missions fondamentales. L’organisation voit dans le PDDAA un levier politique puissant pour faire progresser trois agendas majeurs :
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La transition agroécologique et la transformation durable des systèmes alimentaires.
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La justice climatique, en protégeant les petits producteurs face aux chocs environnementaux.
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L’engagement citoyen, en plaçant les jeunes et les communautés locales au centre des décisions.
En s'impliquant activement dans la gouvernance du PDDAA et du ProMAT (Programme de Modernisation Agricole au Togo), JVE consolide son rôle d'acteur de référence. Les gains attendus sont multiples : une influence directe sur les priorités d’investissement (notamment pour l'agroécologie), un accès privilégié aux espaces de décision, et un renforcement des partenariats stratégiques avec l'État et les réseaux régionaux.
À travers cette participation, JVE réaffirme son engagement : transformer les systèmes alimentaires togolais pour qu'ils soient plus résilients, justes et respectueux de l'environnement.





