
À l’occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière, placée cette année à JVE sous le thème de la restauration des écosystèmes et de la lutte contre la pollution plastique, l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), à travers sa Branche Locale (BL) de Kantè, a intensifié ses actions sur le terrain.
Fidèle à sa mission de protection de l'environnement, la BL Kantè a déployé ses membres et les "amis de la salubrité" pour une opération d'envergure. Le constat est sans appel : les infrastructures de drainage urbain sont menacées.
Focus sur les tronçons critiques
Tout au long de cette semaine, les équipes se sont relayées sur des zones stratégiques :
- Axe Monument – Ancienne agence Orabank : Un dévouement total des volontaires pour dégager les voies obstruées.
- Zone du Petit Marché : Une intervention d'urgence a été nécessaire. Sur ce tronçon, les caniveaux étaient littéralement « enterrés » sous les sédiments et les déchets plastiques.
- Tronçon Orabank Kantè : Des activités de sensibilisation ont accompagné le curage pour rappeler aux usagers que chaque geste compte.
"Les caniveaux sont tellement bouchés qu’ils disparaissent sous la terre. Notre mobilisation ne s'arrêtera pas là, le rendez-vous est déjà pris pour ce samedi pour poursuivre l'effort," a déclaré un responsable de la BL Kantè.

En marge des activités de terrain, une interview exclusive a été organisée avec l'appui de la TVT pour éclairer le public sur le lien direct entre nos modes de consommation et les catastrophes naturelles.
Comment les déchets plastiques contribuent-ils aux inondations ?
Le premier impact est mécanique. Les plastiques (sachets de "pure water", bouteilles), étant légers, sont emportés par les eaux vers les points bas de la ville. Ils finissent par s'aplatir contre les grilles d'égout, créant une membrane imperméable. L'eau ne pouvant plus s'évacuer, elle s'accumule en surface, transformant une simple pluie en inondation sévère.
De plus, ces plastiques se fragmentent en microplastiques, polluent l'océan, sont ingérés par les poissons et finissent par contaminer notre propre chaîne alimentaire.
Quels sont les impacts directs sur les systèmes de drainage ?
Le plastique agit comme un véritable poison pour nos infrastructures :
- Réduction de débit : Un caniveau à moitié rempli de plastique perd 50% de sa capacité d'évacuation.
- Sédimentation accélérée : Le plastique emprisonne le sable et la boue, empêchant l'eau de circuler assez vite pour "auto-curer" les conduits. Les déchets durcissent alors et bouchent totalement le réseau.
- Risques sanitaires : Ces blocages créent des eaux stagnantes, nids à moustiques pour le paludisme et la dengue, tout en libérant des produits chimiques toxiques dans les sols.

Solutions : Agir à la source avec les "4 R"
Pour JVE, la réponse ne doit pas être seulement curative (le curage), mais préventive. C'est l'objectif de la campagne "Togo sans Plastiques" lancée en 2019. L'organisation soutient également l'entrepreneuriat vert, à l'image du Projet Matchatom, qui transforme les sachets de pure water en sacs scolaires.
Nous exhortons chaque citoyen à adopter la règle des 4 R :
- Réduire sa consommation (refuser les sachets inutiles).
- Réutiliser les contenants.
- Réparer ce qui peut l'être.
- Recycler via les filières spécialisées.
Un seul mot d’ordre : JVE, c’est nous, pour une Terre plus saine.





