lundi 14 juin 2021
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Togo: Migrer vers un modèle d’agriculture plus durable

C’est ainsi que Sena Alouka, directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) décrit la situation gravissime dans laquelle se trouve le secteur de l’agriculture, pourtant pleine d’opportunités.

"Notre système agricole est connecté au monde étranger, dépendant tant de la science, de la recherche que de nos savoir-faire endogènes", note M. Alouka.

Lors d’une concertation ouverte vendredi à Lomé, organisations de la société civile et paysanne impliquées dans la souveraineté alimentaire ont tout simplement opté pour une transition agroécologique, meilleure alternative pour permettre au Togo de bâtir une agriculture durable, respectueuse de l’environnement.

"Il est alors temps pour nous de pouvoir organiser les acteurs impliqués dans la souveraineté alimentaire autour de l’effort fait par le gouvernement togolais dans le cadre de la transformation du système agricole actuel vers un modèle plus durable, plus biologique et agroecologique", explique Sena Alouka à agridigitale.net.

Les participants aux échanges (élus locaux, ONGs, réseaux d’acteurs) ont d’abord réfléchi sur le type d’agriculture qu’il faut pour le Togo d’ici 2030 et ont ensuite validé un document portant intégration de l’agroécologie dans la politique du climat au Togo.

L'ONG Jeunes Volontaires pour l'Environnement (JVE) veut se montrer assez pragmatique en apportant des solutions concrètes devant aider les pouvoirs publics à la prise de décisions. 

rois panels ayant meublé les discussions entre les participants. Le premier a mis l’accent sur les bonnes pratiques que la société civile et les acteurs non étatiques ont déjà et qui peuvent être misent en valeur ; le second a dressé un état des lieux sur le climat et l’agroécologie et le troisième a mis en avant la stratégie nationale mise en place par le gouvernement.

"La société civile et les acteurs non étatiques ont aujourd’hui l’expérience dans le marketing social ; dans les alternatives au glyphosate ; dans l’accompagnement aux paysans, dans le bio fertilisant, dans la gestion des terres et l’aménagement des bassins. Ce savoir doit être reconnu, promu et mis à l’échelle", atteste M. Alouka.

Selon lui, il n’existe aucun moyen qui peut aider le Togo à réduire drastiquement ses émissions que l’agroécologie.

"C’est tellement si facile de jouer sur l’agriculture. Il suffit d’accompagner efficacement le petit producteur, de faire la promotion agressive de la consommation locale et on pourra y arrivera", propose –t-il.

Pour peser dans les prises de décision, les participants ont aussi examiné un document de stratégie nationale pour le développement des filières biologiques au Togo.

C’est un document qui permettra de mettre en œuvre la stratégie agricole du Togo, de faire de l’agriculture un secteur de croissance avec à la clé, la création d’emplois décents.

Pour les acteurs impliqués dans l’alimentation, c’est un bon document mais qui est toujours à l’étape provisoire. Différents amendements ont été apportés durant les travaux pour avoir un document complet qui sera souvent plus tard à validation.

La survie de l’agriculture en dépend. Il urge ainsi d’intégrer l’agroécologie dans la politique du climat.

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